Lorsque que l’on est un spécialiste comme Mercedes on ne fait pas forcément les choses comme un constructeur généraliste. Aussi, le monospace compact Classe B, remplaçant la Classe A version longue, se veut être un véhicule à la fois spacieux et dynamique, voir sportif si l’on se réfère à son nom Sports Tourer. En revanche, ses moteurs pour le moins typé confort incite plus à la détente et aux voyages familiaux. En deux mots, le Sports Tourer de Mercedes se veut être plutôt un concurrent luxueux au Scénic et aux autres monospaces compacts des constructeurs généralistes.
A son lancement la Classe A permit à la marque à l’étoile de descendre en gamme. Un peu trop même puisque les clients trouvaient la Classe A, justement… trop petite. C’est dans cette logique que la Classe A version longue est sortie avec des dimensions plus généreuses et une habitabilité meilleure. Pour son renouvellement la Classe A a fixé ses dimensions à 3,83 m pour sa version 5 portes. Aujourd’hui, la Classe B, annonce 4,27 m (2 cm de plus que le Scénic) soit 44 cm de plus profitant directement au coffre et à l’habitacle. La Classe B a donc sa place dans la gamme Mercedes et le fait voir. Les lignes sont modernes et rappellent de face à un certain Pt Cruiser, grâce au capot fortement nervuré et l’épaulement large des roues. Les flancs sont nervurés et plongent vers l’avant tandis qu’à l’arrière le style est voulu plus massif. Les feux arrière ont un dessin en parallélogramme tranchant nettement avec les yeux en amandes des phares.

Une belle habitabilité
L’empattement progresse de 21 cm pour se fixer à 2,77 m soit 9 cm de plus que le Scénic. Les passagers arrière bénéficient alors d’une habitabilité hors pair tant aux genoux qu’aux coudes ou encore à la tête. Pour des raisons de confort Mercedes n’a pas souhaité équipé la Classe B de sièges arrières individuels mais plutôt par une banquette plus classique mais néanmoins rabattable de manière asymétrique. A l’intérieur du Classe B donc, pas de grande fantaisie en terme de modularité. Pas de possibilité de retirer les sièges arrières, de les faire coulisser… En revanche, le monospace de Mercedes peut, en un tournemain, jouer les gros-porteurs cargo. Grâce au système Easy Vario Le siège passager avant peut se rabattre ou s’enlever en laissant pas moins de 2,95 m de longueur utile. Les 544 litres du coffre sont eux aussi extensibles grâce au plancher pouvant se positionner sur 2 niveaux. Les espaces de rangements brillent pas leur classicisme. Ces trappes dans le plancher, au dos des sièges avant ou dans le toit qui font tant le bonheur des autres monospaces n’existent pas dans le monospace allemand.
Un habitacle agréable et bien fini
C’est une tradition le monospace allemand se veut plus luxueux que ses concurrents. L’habitacle est traité avec soin tant dans le design que dans la qualité de fabrication. Le tableau de bord, joliment dessiné, reprend le style maison et offre une bonne ergonomie. Le fidèle de la marque retrouvera ses habitudes, mais le nouveau client de l’étoile devra, en période de pluie trouver les commodos d’essuie-glaces à gauche du volant et non à droite. La qualité de fabrication est excellente, les plastiques moussés sont du plus bel effet et ont le bonheur de se retrouver partout dans l’habitacle. C’est agréable et prouve si besoin en était le souci du détail. La position de conduite rappelle la Classe A. On y retrouve le volant très vertical et une belle amplitude de réglage du volant et du siège conducteur permettant à tous les gabarits de trouver sa place. L’accessibilité est bonne. On s’y glisse à bord sans effort particulier. A voiture à part, niveau de finition différent. Ainsi, vous ne trouverez plus les traditionnels niveaux de finition Classic ou encore Avant-garde. Le Sport Tourer est équipé en fonction de sa motorisation et des packs d’équipements. De base l’équipement est correct sans plus. L’essentiel y est mais manque de quelques raffinements devenus aujourd’hui monnaie courante dans la catégorie à l’instar de la climatisation automatique. Le confort global est plutôt réussi. L’insonorisation est bonne à vitesse stabilisée et aucun bruit d’air ne se fait entendre. En revanche, le moteur CDI perturbe l’atmosphère « cocoonesque » par ses quelques vibrations au régime du ralenti et par sa tendance à donner de la voix à l’accélération.
Très coupleux, le moteur 2,0 CDI 109 Ch de notre modèle d’essai s’associe très bien avec la nouvelle boîte de vitesse automatique à variation continue appelée Autotronic. Assez réactive, cette transmission est nettement plus typée que confort que sport. Les passages de vitesses vous marqueront plus par leur douceur que par leur rapidité. D’autre part, en mode sport, la boîte rampe beaucoup donnant l’impression que la voiture force plus que ce qu’on lui demande. C’est notamment le cas en reprises où la moindre pression plus forte sur l’accélérateur expédie l’aiguille du compte tour à près de 4 000 tr/mn. Non vraiment, la Classe B s’apprécie vraiment en conduite coulée.
Le comportement routier ne souffre que de pneus à la tenue moyenne et d’un poids global compromettant la précision. C’est dommage tant la direction « active » asservie à la vitesse et le train arrière parabolique sphérique invite à une conduite dynamique. La motricité n’est pas mise en défaut quelque soit le profil de la route et les suspensions font bien leur travail en respectant les lombaires des passagers. Le moelleux de ces derniers n’atteignant néanmoins pas celui d’une voiture française.
Au final, la Classe B se veut être un véhicule bien en phase avec son temps. Ce monospace offre beaucoup d’espace, un confort honnête, un comportement routier et une position de conduite de berline. Mercedes ajoute à cela un côté chic en lui donnant un nom évocateur (Sports Tourer) un peu usurpé. La fourchette de tarifs s’échelonne entre 26 700 € et 38 800 €. Notre B 180 CDI Autotronic équipé du Pack design et diverses options valaient 34 500 €.
Le comportement routier ne souffre que de pneus à la tenue moyenne et d’un poids global compromettant la précision. C’est dommage tant la direction « active » asservie à la vitesse et le train arrière parabolique sphérique invite à une conduite dynamique. La motricité n’est pas mise en défaut quelque soit le profil de la route et les suspensions font bien leur travail en respectant les lombaires des passagers. Le moelleux de ces derniers n’atteignant néanmoins pas celui d’une voiture française.
Au final, la Classe B se veut être un véhicule bien en phase avec son temps. Ce monospace offre beaucoup d’espace, un confort honnête, un comportement routier et une position de conduite de berline. Mercedes ajoute à cela un côté chic en lui donnant un nom évocateur (Sports Tourer) un peu usurpé. La fourchette de tarifs s’échelonne entre 26 700 € et 38 800 €. Notre B 180 CDI Autotronic équipé du Pack design et diverses options valaient 34 500 €.
