Peugeot 1007 1.6 ie 110

Peugeot 1007 1.6 ie 110

Soumis par Anonyme le sam 11/06/2005 - 03:00
Les nouveautés vont bon train chez PEUGEOT. La 1007 à peine présentée, voilà que pointe son nez la 107. Si la consonance est ressemblante, les 2 autos affichent néanmoins une personnalité radicalement différente ainsi qu’une clientèle aux antipodes. Seul leur terrain de bataille, la ville, les rapproche. La 1007 veut jouer la carte de l’innovation et du snobisme...
 
 
Curieux d’avoir choisi un nom aussi ressemblant pour deux autos à vocation urbaine. Il est vrai que le zéro central laisse maintenant peu de possibilité dans le choix d’un nom. Nul doute que les gens du marketing ont du plancher longuement pour arriver à cette conclusion, il faut différencier les modèles de niche par un double zéro central. Ainsi, la 1007 est née, comme pour marquer l’histoire et surtout sa différence par rapport aux autres modèles de la gamme. En effet, stylistiquement parlant, il est impossible de confondre la 1007 de la 107. Première voiture aussi originale chez Peugeot, la 1007 en jette grâce à son look de mini-monospace bourgeois. Assez courte (3,73 m) et très haute (1,62 m), elle affiche une vraie personnalité. La face avant à la bouche béante et aux yeux tirés sont bien de Sochaux, tandis que l’arrière très vertical est moins réussi. Heureusement, la vitre de custode sur-teintée permet d’alléger l’ensemble. Vu sa vocation essentiellement urbaine, la carrosserie de la 1007 est plutôt bien protégée par ses pare-chocs et son architecture particulière.
 
 

En effet son système d’ouverture de portières est particulier. Coulissantes, ces dernières peuvent se mouvoir électriquement (en environ 5 secondes) et à distance grâce à la télécommande qui comprend deux touches distinctes pour les portières gauche et droite. Une petite impulsion et vous épatez tout le monde autour de vous. Ceci dit la frime et l’amusement passés, ce système est une vraie bonne idée. En ville, l’accès est particulièrement aisé, notamment  lorsqu'on est garé en bataille. Pas de risque de cogner la portière contre la voiture d'à côté. D’autre part l’ouverture se fait si largement que des enfants en bas âge peuvent entrer dans l’auto sans que madame n’est à basculer son siège. Autre particularité ayant trait à la sécurité, ces portières sont équipées d’un système anti-pincement et ne peuvent être ouvertes lorsque la voiture roule. En revanche, il reste néanmoins possible de démarrer et de rouler les portières ouvertes. Mais là vous vous exposer à un signal sonore partiuclièrement désagréable et s’amplifiant au fur et à mesure de votre désobéissance. D’autre part, lorsque les portes s’ouvrent et notamment à gauche, elles ne permettent pas d’avoir accès à la trappe à essence. N’oubliez donc pas de sortir de la voiture avant de faire le plein sous peine de devoir discrètement sortir par la droite.
Pour ceux que l’électricité rebute, il est possible de verrouiller ou déverrouiller les portes manuellement, mais cela requiert un peu de poigne.

A l’intérieur Peugeot fait montre d’une belle inspiration. L’ambiance à bord est plutôt gaie grâce au kit Caméléo et ses 12 habillages interchangeables. Des aérateurs, aux sièges en passant par les revêtements du tableau de bord, vous pourrez personnaliser votre intérieur en fonction de votre humeur et de ne laisser libre court à la monotonie.
Aux places avant, l'impression d'espace est saisissante. On se croirait dans un autobus. L'ergonomie générale est bonne. Position de conduite assez haute, visibilité dégagée font bon ménage tandis que l’équipement comprend l’essentiel. Direction assistée, vitres et portes électriques, autoradio CD, climatisation, ABS, airbags...  Quant à la qualité des matériaux et de l'assemblage, elle déçoit un peu du fait de plastiques durs au toucher et d’assemblage pas toujours millimétrés ou encore de bruits divers sur les routes au revêtement imparfait.  L’habitabilité avant est bonne, le tableau de bord imposant assied les passagers loin de la route. Si la sécurité en profite (la 1007 à reçu 4 étoiles Euro NCAP), les passagers arrières sont moins bien lotis. Ils ne peuvent déjà être que deux et même en faisant coulisser leurs sièges indépendants vers l’arrière ils manqueront de place pour les jambes. D’autre part, le coffre est réduit à peau de chagrin. Pour les courses mensuelles, faudra penser prendre l’autre voiture de la famille.

Sur la route, 1007 est mue par 2 motorisations essence (1,4 l de 75 Ch et 1,6 l de 110 Ch) et une motorisation diesel (1,4 HDI 70 Ch). Les premières motorisations ne vous cantonneront qu’à la ville tant le poids élevé (1 200 kg) et l’aérodynamisme de camion pénalisent les performances, l’agrément et la consommation. Notre modèle d’essai, le 1,6 l peut lui affronter les voies plus rapides et les routes départementales des hauts de l’île. Si la puissance est respectable, c’est la boite de vitesses robotisée 2-tronic qui déçoit. Lente dans son fonctionnement, elle laisse quelques à coups à chaque passage de rapport, manque de vivacité et hésite bien trop souvent entre deux rapports dès que la route est sinueuse ou pentue. L’agrément et le confort y perdent. Pour notre part, nous lui avons préféré le mode séquentiel au volant. On monte les rapports en tirant la palette de droite, on rétrograde en tirant la palette de gauche. Vous pourrez éviter ainsi les à coups en soulageant l’accélérateur à chaque passage de rapport. Vos passagers vous remercieront, à l’instar de votre banquier puisque la consommation s’avèrera plus maîtrisée.
Dommage que Peugeot impose la 2-Tronic avec le 1.6 e. Nul doute qu’une boite de vitesses manuelle aurait mieux fait l’affaire. Lui rendant de meillleures performances, un plus bel agrément  et des consommations plus contenues.
 


Sur la route la 1007 est une vraie Peugeot, mais quelques peu différente. En effet, la direction assistée éléectrique est légère, contrairement aux autres modèles de la marque et les suspensions sont plus fermes. Le comportement routier y gagne, la voiture maîtrisant bien ses mouvements et gardant une belle précision. Le confort y perd quelques peu mais ne se montre pas pour autant inconfortable. Preuve d’un châssis sain, l’Esp ne se déclenche que très tardivement. Et si vous aviez l’intention de le déconnecter, sachez que passé 50 km/h, il se remettra en veille automatiquement.

Les tarifs sont assez élevés mais n’ont pas de point de comparaison sérieux. La Modus de Renault à une vocation plus familiale, la Mini n’a pas la même architecture, personne n’offre de portes coulissantes électriques.

A qui s’adresse t’elle ?

La 1007 n’est pas la citadine bon marché que la majorité d’entre nous ont pu croire à un moment. Ce rôle est le laisse à la 107 à la motorisation unique, pour l’instant, et aux tarifs plus doux. Non, la 1007 se place dans une niche de marché. Elle s’adresse plutôt aux personnes aisées financièrement, branchées et avide d’originalité.