Peugeot 107 Trendy 1,0

Peugeot 107 Trendy 1,0

Soumis par Anonyme le lun 25/07/2005 - 03:00
Voulue essentiellement urbaine et proposée à des tarifs serrés, la 107 voit, malgré tout, en face d’elle une forte concurrence. Même si les 206 et autres Clio représentent le gros du marché, la 107 s’adresse à une clientèle, a priori, plus jeune et moins fortunée. Est-ce pour autant une voiture au rabais sachant qu’elle a été construite en république tchèque.
 
 
3 en 1
Développée en collaboration avec TOYOTA, la 107 est plutôt le fruit du japonais puisque le premier constructeur mondial s’est occupé de la conception, de l’industrialisation et des mécaniques essence.  PEUGEOT s’étant chargé des achats, du moteur diesel et de la mise au point. Aussi grâce à cette collaboration, il existe 3 voitures issues de la même usine. En plus de la 107, il y a C1 chez CITROEN, Aygo chez TOYOTA.
Calquée sur les dimensions de la Twingo (à la hauteur près), la 107 paraît un peu plus petite. En effet, sa ceinture de caisse haute, son imposante face avant avec son capot très court, ses phares étirés et sa calandre géante laissent visuellement peu de place pour une impression de grande taille. Au contraire. Le tout fait est très moderne et plutôt craquant. Pour une utilisation citadine, les flancs paraissent néanmoins sensibles aux coups de portières ou encore de pare chocs lors des manœuvres.

Un look très japonais
En ouvrant les portières vous rendrez compte que cette citadine n’offre pas la qualité perçue des véhicules actuels. En plus d’une légèreté rare, les portières s’ouvrent en sonnant creux. Les plastiques intérieur sympas dans leur design, sont quant à eux très dur au toucher et ne ressemblent pas vraiment aux plastiques généralement usités par le constructeur français. Les loquets de portes sont d’un autre âge à l’instar du pommeau de levier de vitesses rappelant les japonaises d’antan. PEUGEOT aurait pu différencier ses autos au moins par ce détail, puisque le tableau de bord, les sièges sans mémoire (agaçant), les équipements sont parfaitement identiques dans les trois voitures de la collaboration. Le tout semble, néanmoins, prévu pour durer puisque l’assemblage y est soigné, et les bruits de mobilier quasi inexistant.
 


Originale
L’instrumentation est vraiment symbolique mais originale. A l’instar du compte tour situé à gauche du compteur de vitesses ou encore la console centrale translucide. Les contre portes de même couleur que la carrosserie apportent une touche de bonne humeur bien venue et sont aussi plus facile à nettoyer. Comme quoi on peut faire simple, pas cher et pratique.
Prévue pour 4, l’habitabilité est plutôt comptée aux places postérieures. L’espace aux jambes à l’arrière est restreint et le confort s’en trouvera dégradé par l’absence de banquette coulissante ou encore par des vitres fixes ou à compas pour la 5 portes. Le coffre n’a d’utile que le nom tant son volume est ridicule. A l’avant, le conducteur trouvera une bonne position de conduite même si le volant souffre d’une amplitude verticale trop faible. Si l’envie vous prend de baisser la vitre passager il vous faudra tendre le bras, le bouton se trouvant sur la porte de droite.
Si les rangements sont assez nombreux, ils sont relativement peu utilisables du fait d’une faible contenance et l’absence de couvercle. En revanche les porte gobelets en bas de la console sont pratiques et suffisamment importants pour contenir deux verres de soda des principaux fast food de l’île.
D’autre part, le niveau sonore est assez important en accélération, tandis qu’à vitesse stabilisée sur 4 voies ce seront les bruits aérodynamiques et de roulement qui prendront le dessus. Quoiqu’il en soit, ceci ne devrait pas être en soi un gros défaut vu le domaine de prédilection de cette voiture.

Un comprtement enjoué
En effet, la vocation  de cette voiture est la ville. Grâce à sa petite taille la 107 se faufile partout et se gare dans un mouchoir de poche. Son excellent rayon de braquage permet à la 107 de tourner sur elle-même et de trouver de la place où il n’y en a pas.
Dans le trafic, le tri-cylindre de 998 cm3 d’origine Toyota est à son aise. Ses 68 chevaux permettent à la légère 107 de ne pas se laisser distancer et de s’insérer rapidement. Disposant d’une technologie évoluée (admission variable, 4 soupapes/cylindre), ce bloc permet également des consommations raisonnables. La moyenne s’échelonnant autour des 6l/100 km. Assez vigoureux à moyen régime, il aime prendre des tours et le fait clairement entendre. Soignée la motorisation émet un feulement sportif rappelant la Porsche 911. C’est flatteur mais malheureusement assez fatigant à la longue si l’on opte pour une conduite dynamique.
Généralement pataud sur ce type d’auto, le comportement de la 107 nous a agréablement surpris. Vive on ne ressent aucune lourdeur à son volant. La tenue de route se montre globalement à l’abri de toute critique et ne met pas trop à mal ses pneumatiques à la largeur très mesurée. Fermement suspendue, elle préférera les routes lisses aux routes déformées.
 


Côté budget, la 107 se distingue par un grand dépouillement. Point d’allumage des feux automatiques, de vitres électriques à impulsion ou encore de poignées de maintien. La 107 se limite au strict minimum. Au mieux vous pourrez bénéficier de la climatisation et du compte-tour.

Avec ses tarifs mesurés, son air jovial et sa simplicité, la 107 plaira avant tout aux jeunes. Puisque ce sont eux, qui seront plus à même d’accepter certains défauts de la voiture comme l’habitabilité assez restreinte, les espaces de rangements non couverts ou encore une qualité perçue banale. C’est à notre sens la première voiture neuve idéale pour ce type de clientèle. Profitant de la légendaire fiabilité de TOYOTA, elle mettra en confiance.