Photo : Shixart1985 / Wikimedia Commons — CC BY 2.0
Septembre 2026 apporte son lot de nouveautés pour les conducteurs. Voici les changements entrés en vigueur ce 1er septembre, entre aides à l'électrique, durcissement des sanctions et ajustements de la voirie.
Une prime pour les voitures électriques d'occasion. Une aide financée par les fournisseurs d'énergie (via les certificats d'économies d'énergie) soutient désormais l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion, sans condition de revenus. Elle tourne autour de 300 euros pour le grand public. Le véhicule doit être 100 % électrique, immatriculé pour la première fois en France entre 2017 et 2023, acquis auprès d'un professionnel habilité, et disposer d'une batterie conservant au moins 80 % de sa capacité (ou 200 km d'autonomie). L'acheteur s'engage à garder le véhicule trois ans. Les professionnels de l'aide à domicile bénéficient d'une majoration d'environ 2 000 euros (véhicule sous 25 000 € et 1 800 kg).
Leasing social : un volet pour les gros rouleurs. Après la 3e édition classique (ouverte le 16 juillet), un second dispositif doit ouvrir à la rentrée pour les ménages dépendant de leur voiture (12 000 km/an minimum) : jusqu'à 7 700 euros d'aide si le moteur et la batterie sont européens, contre 9 500 euros pour la formule classique, toujours disponible. Les taxis ont aussi leur aide : environ 3 500 euros (5 500 € si véhicule et batterie européens) pour les commandes passées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.
Téléphone au volant : la suspension immédiate s'étend. Dans la Drôme — qui rejoint des départements comme les Landes et la Charente-Maritime — le permis peut désormais être suspendu sur-le-champ pour usage du téléphone : un mois, trois en cas de récidive. Cela s'ajoute à l'amende de 135 euros et au retrait de trois points. À La Réunion, la suspension administrative est en vigueur depuis le 1er juin 2026 : le préfet peut suspendre le permis de 15 jours à six mois sans attendre un juge — l'île est le 5e département français et le premier d'Outre-mer à appliquer la mesure (9 000 infractions relevées en 2025).
Loi RIPOST : sanctions renforcées. Publiée au Journal officiel le 19 août, elle alourdit les sanctions contre le refus de dépistage de stupéfiants (suspension possible même sans constat au volant) et la conduite sous protoxyde d'azote (jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 euros d'amende). Les rodéos sont également visés. Le Conseil constitutionnel a en revanche censuré l'interdiction faite aux probatoires de conduire des véhicules puissants — qui ne pourront toutefois plus en louer.
Stationnement : les places devant les passages piétons disparaissent. Les communes doivent supprimer d'ici fin décembre les places situées à moins de cinq mètres en amont des passages piétons, conformément à la loi d'orientation des mobilités de 2019.
Sources : lautomobiliste.fr, Roole Média, Auto Moto, 974.live.
