Changement des règles du contrôle technique en France

Changement des règles du contrôle technique en France
par
glacier
Plus strict, plus contraignant : un le nouveau controle technique dans la ligne de mire. Face à l’accumulation des accidents routiers, les autorités étatiques ont mis en place un système de contrôle novateur, plus soucieux des détails. Zoom sur tout ce qu’il faut connaître à propos de cette nouvelle mesure applicable en mai 2018.

Plusieurs changements prévus

Pour peaufiner au maximum le contrôle des autos qui circulent sur le territoire français, l’état a tout prévu. Aussi, de 123 points, on passe à 132. Ce qui fait qu’au lieu des 453 défaillances, 606 seront pris en compte pour cette nouvelle structure. Ces défaillances seront classées en trois catégories : les mineures, les majeures et les critiques. Les défaillances critiques conduisent à l’immobilisation de la voiture et à sa réparation dans l’immédiat : un dispositif plutôt original en son genre.

Un tarif revu à la hausse

Puisque le nombre de points à évaluer est devenu important, le prix de la visite sera plus cher. D’ailleurs, face aux renforcements de la vérification, le temps accordé pour chaque véhicule augmentera en conséquence. Aussi, une hausse de 15 à 20% sera applicable sur le montant du contrôle technique, qui est actuellement de 65 euros.

La sévérité au rendez-vous

Les contrôles seront plus stricts afin de garantir un parc plus rassurant pour les usagers de la route. Chaque automobiliste doit donc prévoir plus de temps lorsqu’il compte passer sa visite. Qui plus est, l’importance des tâches fait que le nombre de contrôleurs devient insuffisant, ce qui engendrera encore plus de bouchons dans les centres dédiés.

Une nouveauté sur les contre-visites

Les défaillances majeures conduisent automatiquement à une contre-visite après deux mois. Sont considérées défaillances majeures les problèmes au niveau des feux de croisement, ou les flexibles de freins défectueux.

Un chamboulement total ?

Malgré les quelques changements qui sautent aux yeux, certains principes sont restés les mêmes comme le CT qui reste obligatoire tous les deux ans. Il en est de même pour les défaillances mineures qui n’entraîneront pas de contre-visite. Enfin, pour obtenir sa précieuse vignette, la voiture doit répondre aux critères de protection de l’environnement qui seront évalués par le taux de gaz dégagés par son échappement.

Une mesure qui profite à …

Le nouveau controle technique n’a jamais été autant polémiqué par les automobilistes. En effet, outre le temps perdu, la hausse des prix ne ravit personne. Les contrôleurs seront eux aussi débordés par la situation par manque d’effectif. Toutefois, l’état prévoit des recrutements et des hausses de salaire.
En conclue donc que cette mesure controversée profite surtout aux concessionnaires et à la caisse de l’état.

Un mot sur l’immobilisation 24 heures

L’immobilisation 24 heures applicable aux véhicules à défaillances critiques est levée après validation de la contre-visite. Lorsque les défaillances ne peuvent pas être réparées dans la journée, la voiture n’aura plus le droit de rouler le lendemain sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à 135 euros

Bien que le nouveau contrôle technique soit plus cher et plus drastique, on espère qu’il aura un impact positif sur la sécurité routière. Dans le cas contraire, on pensera que l’utilisateur sera, une fois encore, le dindon de la farce.